Le remembrement
La France défigurée - 17/11/1974 - 04min44s

Faut-il arrêter les remembrements inconsidérés qui défigurent les paysages? Le remembrement est il souhaitable dans toutes les regions? A l'aide de quelques exemples dans différentes provinces de plaines ou de bocages (Finistère, Cher, Alsace), d'interviews d'écologistes et d'agriculteurs, ce reportage tente de faire le point sur cette difficile question. Un agriculteur expose les résultats catastrophiques du remembrement sur ses terres. Lors des tempêtes les bêtes ne peuvent plus s'abriter, l'herbe est brûlée par la soleil et les embruns.Il n'y a plus de brise vent et le mais est couché par les rafales de vent, donc pertes de 50%. François TERRASSON, écologiste du muséum d'histoire naturelle, devant une haie supprimée, montre l'érosion qui s'est produite et qui continue de s'aggraver. Jean Michel PINET écologiste Ministère agriculture en convient "Il y a eu des remembrement trop vigoureux. Le remembrement est une opération d'aménagement globale. Il peut y avoir des erreurs localisées qui peut-être seront corrigées dans les deux ans qui viennent". Monsieur. DUBUISSON Maire de Parassy confirme que tout le monde est satisfait du remembrement. Deux agriculteurs (coiffés de bérets) donnent leur avis à Jacques POUX "remembrement moyen". Un agriculteur (avec casquette) sur son tracteur est pour le remembrement car c'est plus rentable. Il n'a pas constaté de ravinement car des fossés ont été prévus. Il est plutôt content mais comprend que les gens des villes trouvent la paysage un peu nu. François TERRASSON donne son avis sur le remembrement à Parassy (peu enthousiaste) il trouve que la structure du bocage est désorganisée, elle est morte et on ne peut pas en attendre les effets bénéfiques. Il énumère les raisons pour lesquelles il est contre l'opération de remembrement qui est en plus très couteuse. Jean Michel PINET contredit les propos de François TERRASSON sur le remembrement de Parrassy "Même s'il n'est pas tout à fait écologique, il satisfait les agriculteurs. La nature est parfois opposée à la culture industrielle . La nature est localement en danger, Il faut veiller à nos actions." Deux exemples d'un remembrement réussi en Bretagne et en Alsace pour terminer sur une note positive. A l'ouest de Brest la zone industrielle de Kergaradec en respectant le paysage sert de transition entre ville et campagne ( différentes voies piétonnières plantées d'arbres / Les bâtiments cachés dans la nature) A Colmar en Alsace, rues typiques et plans de la campagne remembrée, avec rivière dont les bords ont été empierrés et replantés d'essences où on a laissé une certaine végétation ponctuer le paysage.


Le remembrement
La France défigurée - 18/06/1972 - 19min57s

Alors que le remembrement touche toutes les campagnes de France, l'émission en propose deux exemples, l'un qui ne satisfait aucun agriculteur, à Monchamps en Vendée, l'autre réussi, à St Michel de Chaillol dans les hautes Alpes. A Monchamps le remembrement suscite déja la discorde avant sa mise en route. Les opposants sont nombreux, propriétaires ou agriculteurs; ils dénoncent l'érosion des sols, la transformation de la terre en désert aride, la destruction des haies et du boccage, rappellent que les parcelles sont déjà grandes et adaptées aux engins agricoles. Mr NUNGESSER, ingénieur du Génie Rural, s'est adjoint la collaboration d'une géographe paysagiste pour mener à bien ce remembrement, et précise que c'est sur demande des conseils municipaux des communes que cette opération a lieu. Néanmoins la fronde vient aussi du fait que trois personnes seulement ont demandé ce remembrement, que la population n'a pas été consultée mais mise devant le fait accompli ...Qui croire ? Interview du Ministre de l'agriculture, Michel COINTAT, qui reconnait que parfois le remembrement a pu détruire certains paysages, mais que ayant donné des ordres stricts, désormais "nous laissons une partie du boccage". Saint Michel de Chaillol dans les Hautes Alpes est aussi un pays de boccage. 97% de la population est satisfaite du remembrement.. L'ingénieur du Génie Rural de Gap, Mr AMELOT nous explique pourquoi, d'abord dans une information très poussée, dans le respect des rapports humains avec les différents propriétaires de la commune...interviews d'agriculteurs et rencontres entre la population et Mr AMELOT sur des points précis. Ce dernier explicite la démarche entreprise pour mener à bien cette opération. D'abord faire circuler une pétition à signer, faire participer la population à l'avant projet, coordonner et conseiller les agriculteurs dans l'exécution du plan. C'est ainsi qu'avec les conseils d'un paysagiste ils ont conservé des haies nécessaires à l'environnement et que les nouveaux chemins suivent la trace des anciens chemins creux. Comme le dit un agriculteur "ça a apporté de plus grandes pièces, plus faciles a travailler, les terres ont pris de la valeur...".


Production
producteur ou co-producteur:
Office national de radiodiffusion télévision française

Générique
journaliste
Poux, Jacques
participant
Cointat, Michel